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Onduleur ou micro-onduleur : que choisir pour son installation solaire ?
Les bases à connaître pour comparer
Deux architectures, deux philosophies
- Onduleur de chaîne (string, onduleur central photovoltaïque)
- Les panneaux sont câblés en série (par “string”) et arrivent en courant continu (DC) à un onduleur unique. Celui-ci transforme l’énergie en courant alternatif (AC) pour la maison et le réseau.
- On parle d’onduleur string solaire ou d’onduleur central. Il peut disposer de plusieurs entrées MPPT (suivi du point de puissance maximale) pour gérer deux ou trois orientations.
- Micro-onduleur photovoltaïque
- Un micro-onduleur est installé derrière chaque module (ou parfois un pour deux modules). La conversion DC/AC se fait sur le toit, panneau par panneau, puis tout est rassemblé sur une ligne AC.
Ces deux approches répondent à des contraintes différentes : simplicité et coût global d’un côté, granularité de pilotage et tolérance aux aléas de l’autre.
Conversion et MPPT : ce que cela change
- Avec un onduleur central, un MPPT pilote une chaîne de panneaux. Un panneau faible (ombré, sale, plus chaud) peut “tirer” la performance du string à la baisse. Les onduleurs modernes disposent de deux à trois MPPT, mais chacun reste partagé par plusieurs modules.
- Avec des micro-onduleurs, chaque panneau a son propre MPPT. La production de chaque module est optimisée indépendamment. C’est l’approche la plus fine pour limiter les pertes de rendement en série, en particulier en présence d’ombres partielles ou de modules de puissances différentes.
Sécurité électrique et câblage
- Onduleur central :
- Tensions DC élevées sur le toit (600 à 1000 V DC typiquement) tant que le soleil brille.
- Nécessité d’un sectionnement DC et de protections adaptées, parafoudres côté DC et AC selon l’étude.
- Câblage plus “électro-solaire” (strings, connectiques DC, polarité à respecter).
- Micro-onduleur :
- Conversion en AC dès la sortie du panneau, donc pas de grande tension DC cumulée sur la toiture.
- Câblage AC plus familier pour les électriciens, avec jonctions et protections type réseau domestique.
- Intérêt en matière de sécurité et de maintenance, notamment pour les intervenants non spécialistes du DC.
Performance et rendement dans la vraie vie
Ombrage, mismatch, salissures : le juge de paix
Dans une chaîne (string), le courant est limité par le maillon le plus faible. Un léger ombrage, une feuille, un panneau plus chaud ou encrassé peut dégrader la puissance de la série entière, malgré des diodes de dérivation intégrées dans les modules.
Avec un micro-onduleur par module, ces pertes de couplage s’effondrent : chaque panneau travaille à son point optimal, indépendamment des autres. Sur toiture à pentes multiples, avec cheminées, lucarnes, arbres voisins ou antennes, les gains cumulés sur une année deviennent souvent significatifs.
Bon à savoir :
- Les fabricants d’onduleurs de chaîne proposent des “optimiseurs” par panneau pour reproduire l’effet MPPT par module. Cela améliore la tolérance à l’ombre, mais ajoute des composants à poser et à maintenir.
Rendement nominal vs production annuelle
- Efficacité de conversion
- Onduleurs centraux actuels : 97–98,5 % de rendement maximal typique.
- Micro-onduleurs : 96–97 % pour beaucoup de modèles.
- Ce qui compte réellement, c’est l’énergie annuelle injectée. Un onduleur de chaîne très efficient sur le papier peut perdre davantage que des micro-onduleurs sur un site sujet aux ombrages, aux écarts d’orientation ou aux écarts de température entre panneaux.
Monitoring et diagnostic
- Onduleur central :
- Suivi global par MPPT et par string. On visualise la production totale, et parfois la répartition par entrée MPPT. Un défaut de module précis peut être plus délicat à isoler.
- Micro-onduleurs :
- Suivi de production panneau par panneau, très pédagogique et utile au diagnostic. Idéal pour détecter un module sous-performant, un connecteur endommagé, ou un ombrage plus présent que prévu.
Dimensionnement intelligent
Bien dimensionner un onduleur de chaîne
- Ratio DC/AC (sur/sous-dimensionnement) :
- On vise souvent un surdimensionnement léger du champ PV par rapport à l’onduleur (par exemple +10 à +30 %) pour exploiter au mieux l’onduleur sur une grande partie de l’année et limiter le sous-chargement.
- Un excès de surdimensionnement peut mener à du “clipping” (puissance crêtée), généralement peu pénalisant sur l’année si la courbe de production est bien connue.
- Plage de tension et courant par string :
- Dimensionner les chaînes pour rester dans la fenêtre MPPT de l’onduleur selon températures min/max locales.
- Multi-orientations :
- Utiliser des entrées MPPT distinctes pour des orientations et inclinaisons différentes.
- Mono ou triphasé :
- En habitat individuel, le monophasé suffit jusqu’à une certaine puissance. En présence d’un abonnement triphasé (ou d’une puissance PV élevée), un onduleur triphasé peut être requis pour l’équilibrage. Vérifier les règles du distributeur (Enedis).
- Extension future :
- Ajouter plus de panneaux plus tard implique parfois de changer l’onduleur ou d’ajouter un second onduleur si la capacité AC est saturée.
Dimensionner des micro-onduleurs
- Appariement puissance module/micro :
- Choisir un micro-onduleur dont la puissance AC et le courant d’entrée DC correspondent au module, en tenant compte de la puissance STC, de la puissance NOCT et des conditions réelles.
- Multi-orientations et toitures complexes :
- Les micro-onduleurs brillent lorsque l’on mixe pans, inclinaisons, ombres transitoires. Chaque panneau est géré indépendamment, sans contrainte d’équilibrage de strings.
- Extension progressive :
- On peut ajouter des modules au fil du temps en prolongeant la ligne AC. Très confortable pour une montée en puissance progressive de l’autoconsommation.
- Batteries et équipements connexes :
- Les micro-onduleurs sont compatibles avec des solutions d’autoconsommation avec stockage via onduleurs/chargeurs dédiés côté AC. Pour une intégration batterie plus “native”, certains choisiront un onduleur hybride central.
Autoconsommation, revente, pilotage
- Autoconsommation sans injection ou limitée :
- Les onduleurs centraux comme les micro-onduleurs proposent des accessoires de mesure et de pilotage pour limiter l’injection (injection zéro) ou optimiser l’usage local.
- Revente du surplus :
- Les deux architectures sont compatibles avec les contrats d’obligation d’achat. Le choix relève davantage du profil de toit, du budget et des préférences en maintenance.
Coûts : achat, installation, exploitation
Matériel et accessoires
- Onduleur central :
- Coût souvent plus bas à puissance équivalente, surtout au-delà de 3–4 kWc. Un seul onduleur, quelques chaînes, protections DC/AC adaptées.
- Micro-onduleurs :
- Coût par module supérieur à l’unité. Les micro-onduleurs haut de gamme intègrent souvent communication et monitoring par panneau. À l’échelle de petites installations, l’écart peut être modeste ; sur de grandes toitures, l’ajout de dizaines de micro-onduleurs augmente la facture.
Main-d’œuvre et câblage
- Onduleur central :
- Câblage DC en toiture, descente DC, sectionnement, parafoudres DC si nécessaire, puis conversion AC. Nécessite une technicité “solaire” plus marquée et un bon respect des règles d’éloignement/ventilation de l’onduleur.
- Micro-onduleurs :
- Câblage majoritairement AC, potentiellement plus rapide à poser, surtout sur toitures complexes. Le temps passé par panneau existe (fixation/connexion de chaque micro), mais la logique AC et l’absence de descentes DC peuvent simplifier.
Coût total de possession
- Remplacement et durée de vie :
- Un onduleur central est une pièce unique, souvent à remplacer entre 10 et 15 ans (même si certains tiennent davantage avec une ventilation et un environnement adaptés).
- Les micro-onduleurs sont garantis plus longtemps, mais exposés aux conditions de toiture (chaleur estivale, cycles thermiques). Une panne n’impacte qu’un module, mais nécessite de remonter sur le toit.
- Extensions et upgrades :
- Les micro-onduleurs facilitent l’ajout de puissance dans le temps sans reconfigurer l’existant. À l’inverse, un onduleur central peut nécessiter une anticipation plus précise du dimensionnement.
Fiabilité, garanties et maintenance
Répartition du risque et environnement thermique
- Onduleur central :
- Un seul point critique, mais installé en intérieur (garage, buanderie, cellier), dans un environnement plus clément que la toiture. Un défaut immobilise toute la production.
- Micro-onduleurs :
- Risque réparti sur N modules : une panne dégrade uniquement la production du panneau concerné. En revanche, chaque micro travaille en milieu chaud et parfois difficile. L’historique de marques reconnues montre une bonne tenue, mais la pose soignée (dégagement d’air, respect des prescriptions) est déterminante.
Garanties typiques
- Onduleur central :
- Garantie de base souvent 5 à 10 ans, avec extensions possibles (jusqu’à 15–20 ans selon marques et conditions).
- Micro-onduleurs :
- Garanties longues, souvent 20 à 25 ans pour les modèles phares. Vérifier les modalités exactes (enregistrement, conditions climatiques, maintenance).
Maintenance et supervision
- Monitoring onduleur central :
- Vue globale, alertes en cas de défaut, suivi par MPPT. Un panneau isolé défaillant peut passer plus longtemps inaperçu si la baisse est légère.
- Monitoring micro-onduleur :
- Vue panneau par panneau, très efficace pour le diagnostic. Historique fin de production par module et par heure, utile en cas de SAV.
- Accès :
- Le remplacement d’un onduleur central est simple mais arrête tout le système pendant l’intervention.
- Un micro-onduleur défectueux implique une intervention sur le toit ; selon la couverture, cela peut être plus contraignant.
Bruit, implantation et réseau
Ventilation et niveau sonore
- Onduleur central :
- La plupart utilisent des ventilations (actives ou passives). Un léger bruit de ventilation et parfois un sifflement à forte charge sont possibles. Éviter de l’installer dans une pièce de vie.
- Micro-onduleurs :
- Silencieux par nature, situés en toiture. Aucun bruit en intérieur.
Emplacement et conditions d’installation
- Onduleur central :
- Installer dans un local sec, ventilé, à l’abri du gel et des surchauffes. Le garage est un grand classique, tout comme une buanderie non chauffée, avec espace autour pour la dissipation.
- Micro-onduleurs :
- Fixés sous les modules. Respecter les jeux d’air, le sens de pose, et la compatibilité avec le système de fixation. Prendre en compte l’accessibilité pour d’éventuels remplacements.
Conformité réseau et injection
- Anti-îlotage, normes et Enedis :
- L’équipement doit être certifié pour l’anti-îlotage et la conformité réseau (référentiels en vigueur type EN 50549-1 et règles d’application nationales). Une attestation Consuel peut être requise avant mise en service. Les onduleurs (centraux comme micro) intègrent les fonctions de découplage réseau.
- Revente du surplus et comptage :
- Compatible dans les deux cas. Un compteur communicant relève la production injectée. Selon le contrat, la limitation d’injection peut être demandée.
- Pilotage réseau :
- Nombreux onduleurs permettent le réglage du facteur de puissance, la limitation de puissance active, et les fonctions d’appui réseau demandées par le gestionnaire. C’est un point à vérifier dans la fiche technique.
Sécurité et réglementation
Coupures, sectionnement, protections
- Onduleur central :
- Sectionneur DC proche de l’onduleur, sectionneur AC, disjoncteurs adaptés, parafoudres selon étude de risque. Signalisation claire du point de coupure d’urgence pour les intervenants.
- Micro-onduleur :
- Coupure AC unique pour neutraliser l’ensemble des circuits. L’absence de grande tension DC en toiture est un atout pour la sécurité. Protéger la ligne AC selon les règles (différentiels, disjoncteurs, parafoudres le cas échéant).
Risques d’arc et incendie
- DC haute tension :
- Le DC est plus sensible aux arcs persistants en cas de connectique défectueuse. D’où l’importance d’une pose irréprochable, de connecteurs compatibles et d’un contrôle visuel.
- Micro-onduleurs :
- Réduisent fortement les longueurs en DC sur toiture. Les risques ne disparaissent pas (connectique module/micro), mais sont circonscrits à de très courtes sections.
Normes d’installation
- Référentiels français :
- La mise en œuvre se fait selon NF C 15-100 et UTE C 15-712-1 (installations photovoltaïques raccordées au réseau), plus les prescriptions du fabricant. Parafoudre, sections de câbles, dispositifs différentiels et protections sont dimensionnés selon l’étude.
- Intervention d’un professionnel :
- Pour la conformité, la pérennité et la sécurité, passer par un installateur qualifié apporte un gage de qualité et simplifie les démarches (Consuel, raccordement).
Cas d’usage : l’outil d’aide au choix
- Toiture simple, plein sud, sans ombrage, puissance ≥ 3 kWc
- L’onduleur de chaîne offre un excellent rapport coût/performance. Deux MPPT suffisent généralement. Le rendement annuel sera très proche d’une solution micro-onduleur à moindre coût.
- Toiture complexe (plusieurs pans, orientations différentes), ombres partielles
- Les micro-onduleurs prennent l’avantage grâce à l’optimisation panneau par panneau. Moins de pertes de couplage, suivi granulaire, production plus régulière.
- Projet évolutif, ajout progressif de panneaux
- Avantage aux micro-onduleurs : extension facile, pas de reconfiguration de strings. Idéal si vous prévoyez d’augmenter l’autoconsommation après un changement d’appareils (PAC, VE, ballon thermodynamique).
- Budget serré sur grande puissance
- L’onduleur central est souvent plus économique au-delà de 6–8 kWc. Les micro-onduleurs restent performants, mais l’addition grimpe vite à grande échelle.
- Environnement sonore et place disponible
- Si vous souhaitez zéro bruit en intérieur, les micro-onduleurs são ttent le sujet. Sinon, un onduleur central bien ventilé, posé dans un garage, fait l’affaire.
- Triphasé et équilibre des phases
- Pour des abonnements en tri ou des puissances élevées, un onduleur triphasé central facilite l’équilibrage et la conformité. Certains systèmes à micro-onduleurs proposent aussi des architectures triphasées via passerelles dédiées.
Comparatif synthétique
- Performance en site homogène, sans ombre
- Onduleur central : très bon, souvent au meilleur coût.
- Micro-onduleur : très bon, mais surcoût souvent non justifié si la toiture est idéale.
- Performance en site hétérogène ou ombragé
- Onduleur central : nécessite souvent des optimiseurs par panneau pour rivaliser.
- Micro-onduleur : supérieur par conception (MPPT par module).
- Sécurité et câblage
- Onduleur central : DC haute tension, discipline de pose et sectionnement DC/AC.
- Micro-onduleur : AC en toiture, tolérance accrue et câblage plus familier.
- Monitoring
- Onduleur central : vue globale/MPPT, diagnostic parfois plus lent.
- Micro-onduleur : supervision panneau par panneau, diagnostic rapide.
- Coût d’achat et d’installation
- Onduleur central : avantage sur moyenne/grande puissance.
- Micro-onduleur : avantage sur petits systèmes complexes, mais plus cher à grande échelle.
- Maintenance et garantie
- Onduleur central : une pièce à remplacer à moyen terme, garantie 5–10 ans extensible.
- Micro-onduleur : garanties longues (souvent 20–25 ans), interventions ponctuelles en toiture.
- Extension et évolutivité
- Onduleur central : extension parfois contrainte par la capacité AC et le nombre de MPPT.
- Micro-onduleur : extension modulaire aisée.
- Intégration réseau et pilotage
- Les deux gèrent l’anti-îlotage, la limitation d’injection, et la conformité au réseau. Vérifier les fonctions de pilotage requises par le distributeur.
Quelques repères pour le dimensionnement
- Ajuster la puissance AC à votre profil de consommation : l’autoconsommation photovoltaïque est optimale quand la production couvre en priorité les usages diurnes (chauffe-eau, bureautique, cuisine, recharge lente VE, etc.).
- Ratio DC/AC de l’onduleur central : une légère surcapacité côté panneaux lisse la production et évite un onduleur trop “dépointé” une grande partie de l’année.
- Orientation et inclinaison :
- Multiples pans avec écarts d’azimuts/inclinaisons : mieux avec micro-onduleurs ou avec optimisateurs par panneau si vous tenez à un onduleur central.
- Stockage et autres équipements :
- Un onduleur hybride simplifie la gestion d’une batterie en DC. À l’inverse, micro-onduleurs + batterie AC fonctionnent bien, au prix d’une couche électronique supplémentaire. Selon votre projet global et l’ajout d’équipements solaires (batteries, pergolas, carports, gestion d’énergie), anticipez l’architecture dès le départ.
Cas pratiques chiffrés (principes, non contractuels)
- Maison de 4 kWc, toiture plein sud, sans ombre :
- Onduleur de chaîne 1 MPPT double entrée ou 2 MPPT : production annuelle quasi optimale, coût contenu.
- Micro-onduleurs : production similaire, surcoût parfois difficile à justifier, sauf attrait du monitoring panneau par panneau.
- Maison de 5 kWc, deux pans est/ouest, arbres en lisière :
- Onduleur de chaîne : production correcte mais pertes de couplage, optimiser via deux MPPT et, si nécessaire, optimiseurs sur les modules exposés aux ombres.
- Micro-onduleurs : gain net sur l’année, tolérance aux ombres, extension facile si ajout d’un chauffe-eau thermodynamique ou d’une borne de recharge.
- Grande ferme solaire résidentielle 9–12 kWc, toiture simple :
- Onduleur triphasé central : coût au watt imbattable, rendement élevé, integration réseau facilitée.
- Micro-onduleurs : techniquement solides, mais budget nettement supérieur pour peu d’avantages si l’ombre est absente.
Points d’attention souvent oubliés
- Température de fonctionnement :
- Les micro-onduleurs sont sur le toit ; un bon dégagement d’air sous les modules est crucial. Les onduleurs centraux doivent être posés dans des locaux ventilés.
- Parafoudre (SPD) :
- À étudier selon exposition orageuse, environnement et prescriptions. DC côté strings, AC côté réseau, parfois les deux.
- Compatibilité compteur et contrats :
- Pour la revente du surplus ou l’autoconsommation avec injection limitée, valider les modalités avec le gestionnaire et l’obligation d’achat, ainsi que les paramétrages d’injection et de fréquence/tension de découplage.
- Mise à jour logicielle :
- Les onduleurs et micro-onduleurs évoluent via firmware. Vérifier que la passerelle/connexion est fiable pour bénéficier des correctifs et des fonctions de pilotage réseau.
En résumé : comment trancher sereinement
- Choisissez un onduleur de chaîne si :
- Toiture simple, sans ombre notable.
- Puissance moyenne à élevée avec exigence de coût contenu.
- Local technique disponible, ventilation correcte, acceptation d’un léger bruit.
- Extension future peu probable ou planifiée via remplacement dimensionné dès l’origine.
- Préférez des micro-onduleurs si :
- Toiture hétérogène, orientations multiples ou ombrages récurrents.
- Souhait de monitoring très fin, diagnostic simplifié, extension modulaire facile.
- Sensibilité sécurité (réduction des grandes longueurs DC en toiture).
- Recherche d’une garantie longue intégrée au module.
Dans les deux cas, un dimensionnement cohérent, une pose rigoureuse et des choix matériels compatibles entre eux priment sur tout le reste. La qualité d’installation fait souvent plus pour la production annuelle que 0,5 % de rendement nominal affiché sur une fiche technique.
FAQ
- Peut-on combiner micro-onduleurs et onduleur central sur la même installation ?
- Oui, techniquement c’est possible sur des champs distincts raccordés au même tableau, chacun avec ses protections. Il faut soigner la sélectivité des protections, la mesure d’énergie et s’assurer que l’ensemble respecte les normes et les exigences du gestionnaire de réseau.
- Faut-il des optimiseurs avec un onduleur de chaîne ?
- Pas sur une toiture homogène et dégagée. Sur une toiture avec ombrages localisés ou orientations variées au sein d’un même string, les optimiseurs par panneau améliorent sensiblement la production et le diagnostic, au prix d’un surcoût matériel et d’une complexité supplémentaire.
- Quelle différence de garantie entre onduleur central et micro-onduleur ?
- Les onduleurs centraux sont généralement garantis 5 à 10 ans (extensions possibles), tandis que les micro-onduleurs phares affichent 20 à 25 ans. Au-delà de la durée, lisez les conditions (enregistrement, environnement, modalités de remplacement) et choisissez des marques éprouvées, avec un SAV accessible.
En définitive, “onduleur ou micro-onduleur” n’est pas une question de doctrine, mais d’adéquation au site, à votre manière de consommer l’électricité et à votre projet d’évolution. En vous appuyant sur un dimensionnement sérieux et une pose soignée, l’une comme l’autre solution peut délivrer une excellente autoconsommation et une production stable, tout en s’intégrant harmonieusement à vos équipements solaires actuels ou futurs.
